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Programme d'éducation des populations locales de WAKHINANE

1-Introduction

Comme la plupart des villes d'Afrique et du tiers Monde, Dakar a connu pendant les trois dernières décennies une croissance démographique phénoménale. Sa population a été multipliée par quatre en l'espace de 20 ans. De 500.000h en 1980 on est actuellement à 2.000.000 habitants.

Pikine qui fut jadis une bourgade située à une quinzaine de kilomètres du "plateau " constitue aujourd'hui un département préfectoral qui compte d'importantes agglomérations telles que Guédiewaye, Thiaroye et yeumbeul.

La ville de Dakar devient ainsi une mégalopole parsemée d'habitations spontanées dont le rythme d'implantation connaît une disparité énorme par rapport aux plans de développement urbain et d'aménagement du territoire.

L'on observe alors une insuffisance des infrastructures sanitaires socio-récréatives, éducatives et routières. La grande majorité a moins de 30 ans pour une population de deux millions d'âmes. Les populations sont composées d'une part de couches autochtones des villages traditionnels du Cap-Vert et d'autre part de groupes venant des villages de l'intérieur, suite à l'exode rural qui a connu son apogée dans les 70. Elles constituent ainsi un creuset cosmopolite avec certes des différences qui s'enrichissent mutuellement ; mais également elles doivent s'épanouir dans de nouveaux cadres de vie en rupture avec leurs repères sociaux traditionnels.

Ce qui les plonge dans des dynamiques économiques nouvelles. Ces dernières conduisent à la recherche permanente de stratégies de suivi, sources de créativité de l'économie populaire urbaine, mais elles laissent également sur le chemin des groupes désorientés, surtout des jeunes qui tentent de se réfugier dans la toxicomanie et se retrouvent aussi dans un cercle vicieux de délinquance et de dépendance.

Face à ces multiples problèmes, les populations ont toujours réagi en cherchant à identifier des solutions et en s'organisant. Ceci est à la base d'un important tissu associatif. Le mouvement associatif, surtout des jeunes, a été à la base de l'émergence de nouveaux acteurs sociaux et même politiques, car affirmant leur citoyenneté à travers des actions d'éducation, d'animation et de mobilisation des populations jeunes. La démarche est participative car acteurs et bénéficiaires sont confondus.

Cette dynamique a cependant toujours été en marge des processus municipaux et étatiques, car l'on n'a pas noté des articulations dans la définition des politiques ni dans les processus de prise de décision concernant les quartiers et leurs populations.

2-Profil du groupement d'intérêt économique de Jant-Bi

C'est dans ce schéma que naîtra le groupement d'intérêt Economique Jant-Bi de Pikine qui allait mettre des quartiers de quelques 20.000 âmes dans un même champ social.

A l'origine l'idée mobilisatrice se définissait dans l'hiatus existant entre le vécu quotidien des populations croupissant dans la pauvreté, victimes des échecs scolaires, sans emploi garanti, en proie à un désoeuvrement total et une structure organisée regroupant toutes les forces de la localité et devant prendre en charge ses préoccupations. La formation des jeunes filles fut prise en charge.

Cependant les multiples échecs scolaires, le phénomène galopant des jeunes de la rue allaient mobiliser le groupement dans une dynamique de développement. L'alphabétisation devient une norme avec laquelle il faudra composer et le suivi scolaire des jeunes encore dans le système éducatif formel une préoccupation quotidienne. La participation a des processus de prise de décision influant sur la vie des populations a été enclenchée à partir de notre présence effective au dernier sommet mondial sur le développement social tenu à Copenhague.

Malheureusement aujourd'hui l'existence d'un cadre adéquat pour pallier tous ces édifices fait terriblement défaut.

3-Structure

Président

 

Secrétaire général

 

Trésorier général

 

Président du comité de développement-social

4-Acquis

Le principal acquis du groupement demeure l'engouement des populations autour de ses activités. Ce qui permet à la structure avec son potentiel de divers cadres, de relever les défis qui l'interpellent à chaque fois que l'opportunité lui était offerte. Ce qui a valu au groupement le militantisme dans des structures de coordination d'association de jeunes. La validation et la reconnaissance de notre savoir-faire et expertise nous valent aujourd'hui plusieurs opportunités d'invitation à des réunions internationales. Cependant le processus d'auto prise en charge connaît des difficultés réelles.

5-Difficultés

L'inexistence d'infrastructures de formation, l'absence d'une bibliothèque formelle nous ont quelque fois gêné dans notre action confinant le groupement, nonobstant sa vivacité, dans une position de spectateur passif.

6-Perspectives

Le groupement se propose d'acquérir un local qui lui sera propre pour :

· Former les jeunes exclus du système scolaire et analphabétes.
· Répondre aux besoins de formation des jeunes filles.
· Proposer des activités alternatives aux jeunes.
· Installer une bibliothèque destinée à la documentation des étudiants, des élèves, des enseignants et autres intellectuels de la localité.

7-Matériel

Pour la bibliothèque il faut les accessoires : tables, chaises, armoires…

Concernant la documentation, elle sera constituée de livres au programme de l'école sénégalaise, diverses œuvres entrant dans le cadre des programmes qui seront par la suite définis avec les spécialistes de l'enseignement.

8-Fonctionnement

Le centre sera géré par un directeur qui sera aidé par des animateurs qui seront les responsables de volets.

Les frais de fonctionnement (électricité, eau, téléphone, gardiennage…) seront pris en charge par les prélèvements tirés des inscriptions et des paiements versés par les bénéficiaires.

9-Animateurs

Après déduction des frais de fonctionnement, les 50% des recettes serviront à indemniser les animateurs et le reste sera destiné à l'épargne.

10-Résultats attendus

· Formation de 85 analphabètes par an.
· Présentation de 15 candidats au CFEE et au BFEM par an pour un taux de réussite de 60% au moins.
· Documentation quotidienne de 60 personnes par jour.
· Formation de 90 filles par an aux techniques de broderie, éducation à la vie familiale, coupe, couture.
· Espace de loisirs pour 300 personnes par semaine.

D'où l'amélioration du cadre de vie des populations sur une période de trois ans au maximum.

11-Budget

· Achat Maison 8.350.000 FCFA
· Restauration Maison 2.050.000 FCFA
· Bibliothèque 450.000 FCFA
· Documentation 500.000 FCFA
· Equipement alphabétisation 500.000 FCFA
· Espace vidéo -Télé canal 1.000.000 FCFA
· Kimonos (10.000 F x 50) 500.000 FCFA
· Machines à coudre 350.000 FCFA
COUT TOTAL 13.700.000 FCFA
 

Nous faisons appel à vos dons pour assurer ce financement.

Les chèques libellés au nom de l'ARPA sont à adresser à :

CHICHOUX Laurent
220 rue de l'Eglise
01250 MONTAGNAT
FRANCE

Tél : 04-74-51-68-31


Avancement du projet

Décembre 2001 :

L'ARPA est en train de signer une convention avec le Conseil Général du département de l'Ain. Cette convention débouche sur une subvention de 6097.96 euros (40 000 FF) qui sera affectée à ce projet.

 

Février 2002 :

L'ARPA est en discussion avec le porteur du projet, Mme Maodo TOP, pour parvenir à établir un nouveau projet compatible avec la subvention accordée par le Conseil Général de l'Ain.

Juin 2002 :

L'ARPA a proposé un plan de financement sur 3 ans du projet qui a été accepté par les deux parties. Les contrats signés seront disponibles sur le site dès le retour du Sénégal du Président et du Trésorier de l'ARPA, au mois d'Août.
Le projet sera donc découpé en trois tranches, la subvention du Conseil Général de l'Ain finançant intégralement la première tranche.

Octobre 2002 :

Vous trouverez ici le montage financier et les échéances de remboursement tels qu'ils ont été signés par les deux parties ARPA et GIE

Octobre 2002 :

Vous trouverez ici le contrat définitif signé cet été à DAKAR entre l'ARPA et le GIE